Le pardon, un chemin vers la paix intérieure

S’ouvrir à la sérénité

Le pardon, un chemin personnel pour retrouver de la place pour soi, sans oublier ni renoncer à se protéger.

Escalier en bois dans une forêt verdoyante, menant vers une douce lumière dorée.

Dans mon espace d’accompagnement et de partage, beaucoup de personnes me confient une blessure relationnelle : un conjoint qui a trahi leur confiance, un frère qui les a déçues, un ami qui leur a menti ou des paroles qui les ont profondément touchées.

Ces personnes ne viennent pas toujours en parlant de pardon. Elles évoquent plutôt une colère qui revient, des pensées qui tournent en boucle ou une difficulté à retrouver leur tranquillité.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ces blessures et d’un chemin possible vers la paix intérieure : le pardon. Un chemin personnel, qui prend parfois du temps et qui ne doit jamais être imposé.

Quand une blessure reste présente

Certaines paroles ou certains souvenirs restent sensibles et réveillent parfois de la tristesse ou de la colère. Nous pouvons accueillir ces émotions avec douceur, sans nous juger.

Peu à peu, à notre rythme, nous pouvons nous ouvrir à une paix intérieure, sans nier ce que nous avons vécu.

Pour certains, le pardon fait partie de ce chemin. Il ne s’agit pas d’effacer le passé, mais d’apprendre à vivre avec son histoire sans qu’elle pèse autant sur le présent.

Pardonner, sans tout accepter

Pardonner ne signifie pas donner raison à l’autre. Un acte injuste reste injuste.

Ce n’est pas non plus oublier, renoncer à demander réparation ou reprendre une relation qui nous met en difficulté.

« Pour pardonner il faut se souvenir… »

Vladimir Jankélévitch · Le Pardon¹

Ces mots rappellent que le pardon ne demande pas d’effacer notre mémoire. Nous pouvons reconnaître ce qui s’est passé et chercher une manière plus apaisée de vivre avec cette histoire.

Vous pouvez pardonner et garder vos distances. Vous pouvez souhaiter la paix tout en disant : « Je ne veux plus vivre cela. »

La confiance, elle, se reconstruit avec des actes et du temps. Elle ne revient pas simplement parce que nous avons décidé de pardonner.

Le pardon est une possibilité, jamais une obligation. Vous pouvez retrouver davantage de sérénité même si vous ne vous sentez pas prêt à pardonner.

Se protéger tout en avançant

Pardonner ne doit jamais nous conduire à nier le danger, à accepter de nouvelles blessures ou à abandonner les limites dont nous avons besoin.

La protection de soi peut prendre différentes formes : prendre de la distance, interrompre certains échanges, demander une explication ou chercher du soutien. Ces décisions peuvent vous aider à retrouver votre équilibre. Elles peuvent au contraire créer les conditions nécessaires pour retrouver un peu de sécurité.

Nous pouvons chercher à comprendre sans tout excuser, et nous protéger sans chercher à nous venger.

Certaines blessures viennent aussi d’un malentendu, d’attentes différentes ou de paroles jamais échangées. Lorsque la situation le permet, les éclaircir peut aider. Mais cette réflexion ne doit jamais servir à minimiser une violence ni à faire porter à la personne blessée la responsabilité de ce qu’elle a subi.

Reprendre sa place

Une fois les limites posées, un autre chemin peut commencer : récupérer sa place dans sa propre vie, en redonnant de l’attention à ses besoins, à ses envies et à ce qui nous fait du bien.

Nous pouvons sincèrement vouloir avancer et ressentir encore de la tristesse ou de la colère. Ce n’est pas un échec. Le cœur ne suit pas toujours le rythme de la volonté.

Il ne s’agit pas de forcer nos émotions, mais de retrouver peu à peu de la disponibilité pour ce qui compte : nos proches, nos projets, les moments simples et notre propre vie.

« Par l’amour, les choses amères deviennent douces. »

Rûmî · Masnavi, livre II, début du vers 1529²
Traduction française d’après la version anglaise de R. A. Nicholson.

Cette image poétique peut nous inviter à accueillir davantage de douceur dans notre vie. Elle ne signifie pas que l’amour efface les blessures, ni que nous devons aimer celui qui nous a fait du mal. Cette douceur peut commencer par l’attention que nous nous accordons.

Pardonner, pour certaines personnes, devient alors une manière de laisser progressivement moins de place à la blessure.

Quand la peur revient

Après une expérience douloureuse, un silence ou une parole ambiguë peuvent réveiller la peur d’être à nouveau blessé. Accueillir cette inquiétude avec douceur peut nous aider à prendre du recul.

Nous pouvons alors distinguer ce que nous observons de ce que nous craignons : qu’est-ce que je sais réellement ? Existe-t-il une autre explication ? Une impression d’influence invisible, aussi troublante soit-elle, n’en constitue pas une preuve.

En parler à une personne de confiance peut nous aider à retrouver des repères. Si cette peur devient envahissante ou perturbe notre quotidien, un professionnel de santé peut nous accompagner.

Avancer pas à pas

Chaque chemin est différent. Voici quelques pistes pour prendre soin de vous et avancer doucement, sans rien vous imposer.

  1. Accueillir ce qui vous a blessé.Reconnaître que quelque chose vous a fait mal, sans minimiser votre peine ni vous juger.
  2. Exprimer ce que vous ressentez.Confier quelques mots à une personne de confiance ou les déposer sur le papier, si cela vous fait du bien.
  3. Écouter vos besoins.Du calme, de la distance, du soutien… Accordez-vous le droit de choisir ce qui vous aide et vous protège.
  4. Retrouver ce qui vous fait du bien.Un moment partagé, une activité que vous aimez ou un peu de calme… Faites doucement une place à ce qui vous apporte de la joie et de la sérénité.
  5. Respecter votre rythme.Certains jours seront plus légers que d’autres. Vous n’avez rien à forcer : chaque petit pas compte.

S’accorder aussi de la douceur

Lorsque nous avons été blessés, nous pouvons aussi nous adresser des reproches :

« J’aurais dû voir. »
« Pourquoi ai-je fait confiance ? »
« Pourquoi n’ai-je pas réagi plus tôt ? »

Nous portons alors, en plus de la blessure, un jugement sévère sur nous-mêmes.

Faire confiance ne nous rend pas responsables de la tromperie d’autrui. Nous avons agi avec ce que nous savions et ce que nous pouvions à ce moment-là.

Et lorsque nous avons nous-mêmes blessé quelqu’un, nous pouvons reconnaître nos actes, présenter des excuses et réparer ce qui peut l’être, sans exiger son pardon.

La douceur envers soi peut aller de pair avec la responsabilité. Nous pouvons apprendre sans nous condamner à porter nos erreurs toute notre vie.

Vous n’avez pas à avancer seul

Certaines blessures demandent du soutien. Un proche de confiance ou un professionnel de santé peut vous aider à trouver vos propres repères, à poser vos limites et à avancer sans vous précipiter.

Dans mon espace d’accompagnement et de partage, je vous accueille avec bienveillance, quelles que soient les difficultés qui vous amènent à me consulter. Mon approche repose principalement sur une séance de magnétisme visant l’harmonisation du corps, de l’esprit et de l’âme. Un moment d’écoute, de recentrage et de douceur, dans le respect de vos convictions et de votre rythme.

Ma démarche de magnétiseur s’inscrit toujours en complément de la médecine. Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi psychologique. Des symptômes physiques ou persistants méritent un avis médical et ne doivent pas être attribués uniquement aux émotions.

Je vous accueille avec bienveillance, dans le respect de votre histoire et de votre rythme, pour vous accompagner vers davantage de sérénité. Le pardon reste un choix personnel, jamais une condition pour aller mieux.

« Fais de ton amour ton flambeau. »

Victor Hugo · Les Contemplations, « Il fait froid »³

Cet amour peut commencer modestement : par un peu de douceur envers vous-même, un moment partagé avec un proche ou une attention à ce qui vous fait du bien. Il n’exige pas de retourner vers celui qui vous a blessé.

Vous n’avez pas à oublier ce que vous avez vécu pour retrouver la paix en vous.

Me contacter07 66 28 80 88artisandelumiere.com

Naserdine Benaïda
Magnétiseur à Saint-Maur-des-Fossés

Pour prolonger la réflexion

Les Quatre Accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, propose des repères simples pour porter un regard plus apaisé sur soi et sur ses relations. Sans être consacré uniquement au pardon, ce livre peut nourrir votre réflexion, à votre rythme.

Références des citations

¹ Vladimir Jankélévitch, Le Pardon. Extrait vérifié dans une étude universitaire conservée par Bibliothèque et Archives Canada, et non directement dans l’édition originale.
² Rûmî, Masnavi, livre II, début du vers 1529. Traduction française d’après la version anglaise de R. A. Nicholson, présentée avec le texte persan sur Masnavi.net.
³ Victor Hugo, Les Contemplations, « Il fait froid ».

Published On: 26 octobre 2026

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